Journée internationale contre les violences faites aux femmes : pour une véritable prise en charge globale

En cette journée du 25 novembre, consacrée à la lutte internationale contre les violences faites aux femmes, nous rappelons l’urgence d’agir face à un fléau qui continue de briser des vies.

Lorsqu’une femme est victime de violences physiques, sexuelles ou psychologiques, la priorité absolue est de l’extraire au plus vite de l’isolement dans lequel l’enferme bien souvent le contrôle coercitif de son conjoint. Pour cela, il est indispensable qu’elle puisse accéder rapidement à un lieu ressource identifiable, regroupant des professionnels capables de lui offrir un soutien immédiat, comme une maison des femmes. Elles existent déjà à Saint-Denis et à Montreuil, et sont des références en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

C’est dans cette optique que s’inscrit la proposition portée par LFI : la création d’une maison des femmes, destinée à apporter une réponse médico-sociale et juridique complète aux victimes, souvent démunies dans ces situations d’urgence. L’occasion également de se retrouver et de partager des expériences autour de groupes de parole et de soutien psychologique.

Une question demeure trop fréquemment sans réponse : vers qui une femme peut-elle se tourner lorsqu’elle vient d’échapper à une tentative de féminicide, ou à toute autre violence en général ? Comment l’aider à quitter son logement et protéger ses enfants ? Comment lui faire comprendre qu’elle est victime de viols conjugaux ? Réaliser qu’elle a été victime d’inceste ? Toutes ces questions font partie des problématiques d’une maison des femmes.

Cette structure serait pensée pour apporter une réponse claire, accessible et efficace pour toutes, y compris lorsqu’elles ne maîtrisent pas le français, n’ont pas les bons papiers, ou sont fragiles ou isolées.

La prise en charge doit être globale et structurée autour d’un lieu dédié, réunissant accompagnement médical, suivi psychologique et soutien social. L’objectif : offrir un espace sécurisant où les femmes peuvent trouver l’aide nécessaire pour se reconstruire.

Il est temps de permettre aux femmes de prendre soin d’autres femmes, et de ne plus laisser nos concitoyennes spinaciennes victimes de violences affronter seules des situations insupportables.